« Je permets au monde de vivre comme il choisit, et je me permets de vivre comme je choisis. »

Il y a parfois des événements qui arrivent à point nommé. Ce genre d’événement qui font que l’on se demande si cela peut être une simple coïncidence.

Il y a quelque jour ma mère me téléphone et me dit :

– « Dis-moi, je suis en train de faire le tri au grenier et j’ai retrouvé un carton de bouquins à toi. Tu veux y jeter un œil avant que je ne donne tout ça à Emmaus ? »

– « Maman, tu ne donnes rien du tout et tu mets ça de côté ! »

La plupart des livres n’avait aucune valeur à mes yeux. J’ai gardé quelques livres pour ados que j’avais apprécié et que je laisserai traîner non loin de mes enfants dans quelques années. J’ai donné le reste.

Mais un livre m’a interpellé. Un livre que j’ai dû lire il y a bien 15 ans : « Le messie récalcitrant » de Richard Bach.

Après quelques jours, je me replonge dans ce petit livre. Rapidement je rentre dans l’histoire. Je m’en souviens très bien et j’avais déjà adoré ce conte un peu dans le style de « l’alchimiste » de Paulo Coelho.

Et page 100 tout rond, je redécouvre ce passage que je cherchais depuis des années sans savoir où je l’avais lu. Ces quelques lignes ne pouvaient pas mieux tomber.

Je me permets de vous les partager ici :

« – Richard, comment peux-tu espérer faire impression sur le monde ? Tous les autres travaillent pour gagner leur vie et toi, en toute irresponsabilité, tu vas et tu viens jour après jour dans ton sacré biplan, avec des clients à trois dollars la balade. […]

– Ecoute, Don : Primo : je n’existe pas pour faire impression sur le monde. J’existe pour vivre ma vie d’une manière qui me rende heureux.

– D’accord. Secundo ?

– Secundo : tous les autres sont libres de faire ce qu’ils veulent pour gagner leur vie. Tertio : responsable signifie capable de répondre, c’est à dire capable de répondre de la manière dont on choisit de vivre. Or, il n’y a qu’une personne à qui nous soyons obligé de répondre, et c’est ?…

– Nous-mêmes ! dit Don, prenant la parole au nom de la foule imaginaire de chercheurs de vérité assis autour de nous.

– Et nous ne sommes pas obligés de nous répondre à nous-mêmes, si nous n’en avons pas envie… Il n’y a aucun mal à ne pas avoir de responsabilité.[…]

– « Je permets au monde de vivre comme il choisit, et je me permets de vivre comme je choisis. » »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s